En hiver, on se réjouit souvent d’une maison bien chauffée.
Mais pour les livres, un air trop sec peut devenir un ennemi discret… et durable.
Radiateurs, cheminées, poêles, chauffage électrique : tous ont un point commun.
Ils assèchent l’air — parfois sans que l’on s’en rende compte.
Quand l’air manque d’humidité
Le papier, le cuir et les colles ont besoin d’un minimum d’humidité pour rester souples.
Lorsque l’air devient trop sec, les matériaux se contractent.
Le résultat n’est pas immédiat, mais il est très reconnaissable :
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des pages qui deviennent rigides,
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un papier qui “craque” au toucher,
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des dos qui grincent ou se fendent à l’ouverture,
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des cuirs qui perdent leur souplesse.
Pourquoi le chauffage aggrave la situation
Dans une maison peu occupée, le chauffage est souvent allumé brutalement pour quelques jours.
L’air se réchauffe vite, mais l’humidité ne suit pas.
Le livre, lui, subit cette sécheresse sans pouvoir s’y adapter.
Ce n’est pas une casse franche, mais une fatigue progressive des matériaux.
Les bons réflexes
Quelques gestes simples permettent de limiter les dégâts :
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éviter de placer les livres près d’une source de chaleur directe,
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maintenir une température raisonnable,
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aérer régulièrement, même en hiver,
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surveiller l’ambiance générale plutôt que le livre isolé.
Un air trop sec est plus dangereux qu’un air frais et stable.
Ce qu’il vaut mieux éviter
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Humidifier directement un livre,
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utiliser des sprays ou des produits “miracles”,
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forcer l’ouverture d’un ouvrage devenu rigide.
Un livre cassant n’a pas besoin d’humidité immédiate, mais de temps et de douceur.
En conclusion
Quand l’air est trop sec, le livre se ferme sur lui-même.
Pages cassantes, dos qui craquent sont des signaux d’alerte à ne pas ignorer.
En hiver, protéger ses livres, c’est aussi prendre soin de l’air qui les entoure.










