“Le chineur” : d’où vient le mot… et le geste ?
Le mot chineur évoque aujourd’hui quelqu’un qui fouille, qui cherche, qui repère.
Mais à l’origine, il ne s’agissait pas seulement d’acheter — il s’agissait surtout de regarder.
Chiner, ce n’est pas acheter
Chiner, c’est prendre le temps. Examiner un dos, une tranche, un papier. Sentir, soupeser, ouvrir sans brusquer.
Le chineur ne cherche pas forcément une valeur marchande : il cherche un indice, une histoire, parfois une anomalie.
Une pratique avant un métier
Avant d’être associé aux brocantes, le geste de “chiner” s’inscrit dans une culture du regard et de la patience.
Dans le monde du livre, le chineur est celui qui sait reconnaître :
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une reliure ancienne sous une couverture fatiguée
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un tirage discret
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un livre mal classé, mais pas banal
Un surnom parlant
Dans les métiers du livre, “le chineur” est souvent respecté.
Il ne fait pas de bruit, ne se précipite pas, mais voit ce que d’autres ne regardent plus.
Un métier de lenteur, dans un monde pressé.

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