Des ais de bois au carton : une révolution discrète
Le temps des ais de bois
Jusqu’au XVIᵉ siècle, les plats en bois dominent. Lourds, résistants, ils maintiennent fermement les cahiers cousus. Le livre est alors un objet précieux, souvent consulté sur place, parfois enchaîné, rarement transporté.
La solidité prime sur la maniabilité.
L’arrivée du carton
À partir de la fin du XVIᵉ siècle et surtout au XVIIᵉ, le carton apparaît comme une alternative. Plus léger, plus souple, plus économique.
Ce changement accompagne plusieurs évolutions majeures :
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la diffusion accrue du livre imprimé
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l’essor de la lecture individuelle
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le besoin de transporter, ranger, multiplier les volumes
Le livre sort peu à peu du meuble pour entrer dans la vie quotidienne.
Une révolution sans manifeste
Il n’y a pas eu de rupture brutale ni de proclamation.
Le carton s’est imposé par usage, par pragmatisme. Les relieurs adaptent leurs pratiques, les lecteurs leurs attentes. Le livre devient moins massif, mais pas moins précieux.
Héritage
Aujourd’hui encore, le carton est au cœur de la reliure moderne, qu’elle soit d’éditeur ou artisanale.
Cette “révolution discrète” a changé durablement notre rapport au livre : plus proche, plus mobile, plus vivant.
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