Ce mois-ci, j’avais envie de partager un petit moment de lecture avec vous : un roman que j’ai aimé, et qui dit quelque chose de très juste sur le lien entre un livre confié… et celui ou celle qui le reçoit.
Dans La relieuse du Gué, ce qui m’a touchée, c’est cette relation silencieuse entre l’objet et les vies qu’il a traversées. Le livre n’est jamais neutre : il arrive chargé d’histoires, parfois visibles, souvent invisibles.
Le geste du métier est là, précis, respectueux, sans jamais être mis en scène. On sent le temps long, l’attention, la responsabilité. Rien n’est spectaculaire, et c’est justement ce qui sonne juste.
L’autrice étant relieuse, cela ne trompe pas.
Ma devise dit : « Médecin du livre : Parce que Restaurer les livres, c’est sauver des fragments de vie. »
Ce roman, à sa manière, me rappelle pourquoi j’y crois.
Anne Delafotte-Mehdevi / La relieuse du gué.
Si vous aimez ces chroniques où le livre devient présence, l’année 2025 est réunie dans Mémoire de papier – Édition 2025.

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