Quand la maison se referme pour l’hiver, les livres restent.
Les maisons de vacances, de famille, ont un point commun : on y vient par intermittence… mais les livres, eux, y restent toute l’année.
L’hiver, volets clos, chauffage éteint, air immobile : c’est la saison idéale pour une humidité discrète, celle qui ne fait pas de bruit mais qui travaille lentement. Et les livres sont souvent les premiers à encaisser.
Un ennemi silencieux
Dans une résidence peu occupée, l’humidité ne se manifeste pas forcément par de grandes taches spectaculaires. Elle commence plus subtilement :
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une odeur légèrement “fermée” quand on ouvre la porte,
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des pages qui ondulent à peine,
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une couverture qui semble moins plane,
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des tranches un peu “pelucheuses”.
Rien d’alarmant, en apparence. Et pourtant.
Pourquoi les livres sont particulièrement exposés
Un livre est fait de papier, de colle, parfois de cuir ou de toile. Autant de matériaux qui absorbent et restituent l’humidité.
Dans une maison fermée plusieurs semaines, sans circulation d’air, ils deviennent de véritables capteurs hygrométriques… sans bouton d’arrêt.
Les bons réflexes avant de quitter la maison
Avant de fermer pour l’hiver (ou entre deux séjours), quelques gestes simples peuvent faire une vraie différence :
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Ne pas coller les bibliothèques contre les murs extérieurs
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Éviter de ranger les livres trop serrés
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Surélever légèrement les étagères basses
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Aérer longuement lors de chaque passage, même par temps froid
Et si possible, laisser respirer la pièce plutôt que de la sceller complètement.
Ce qu’il vaut mieux éviter
Par souci de protection, on fait parfois exactement l’inverse de ce qu’il faudrait :
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Enfermer les livres dans des housses plastiques
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Les rapprocher d’un radiateur “pour les sécher”
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Frotter une zone suspecte “pour voir”
Ces gestes, bien intentionnés, aggravent souvent la situation.
Au retour des beaux jours
Si, au printemps, une odeur persiste ou si plusieurs ouvrages présentent des signes visibles, mieux vaut s’arrêter là et demander conseil.
Un traitement trop énergique peut causer plus de dégâts que l’humidité elle-même.
En conclusion
Dans une maison de vacances, les livres vivent seuls une bonne partie de l’année.
Les observer, leur laisser de l’air et un peu d’espace, c’est déjà les protéger.
L’humidité prévient toujours avant d’attaquer. Encore faut-il savoir écouter.

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