vendredi 16 janvier 2026

Pages perdues de l'histoire : Les livres absents

 


L’Antiquité nous a laissé de nombreux textes.

Mais elle nous a aussi légué des livres absents, dont on connaît l’existence sans en posséder une seule page.

Le De natura rerum de Sénèque l’Ancien en fait partie.

Un auteur, un livre… disparu

Sénèque l’Ancien, père du philosophe Sénèque, est un auteur romain du Ier siècle.
Il est connu pour ses ouvrages sur la rhétorique, dont certains nous sont parvenus. Mais il est aussi l’auteur d’un traité intitulé De natura rerumaujourd’hui entièrement perdu.

Ce livre n’est pas une supposition : il est mentionné explicitement par des auteurs antiques postérieurs, notamment par son propre fils.

Ce que l’on sait de l’ouvrage

Le De natura rerum aurait traité des phénomènes naturels :
le ciel, les éclipses, les tremblements de terre, les vents, les catastrophes naturelles.
Un sujet très prisé à Rome, à la croisée de la philosophie, de la science et de la morale.

Ce type d’ouvrage visait à expliquer le monde sans recourir uniquement au mythe — une démarche déjà rationnelle.

Pourquoi le livre a disparu

Aucune copie médiévale connue n’a traversé le temps.
Or, sans copies, un texte disparaît mécaniquement.

Plusieurs facteurs expliquent cette perte :

  • concurrence avec des œuvres similaires mieux diffusées,

  • désintérêt progressif des copistes médiévaux pour certains textes scientifiques antiques,

  • fragilité matérielle des manuscrits,

  • sélections opérées dans les bibliothèques monastiques.

Le livre n’a pas été détruit : il n’a pas été recopié.

Ce que cette absence nous dit

Le cas du De natura rerum de Sénèque l’Ancien rappelle une vérité simple :
un texte n’existe que s’il est transmis.

Sans lecteurs, sans copistes, sans relieurs, le livre s’efface — parfois sans bruit, parfois sans regret, mais toujours définitivement.

Il ne reste alors qu’un titre.
Et derrière lui, une bibliothèque imaginaire.

Références

  • Sénèque l’Ancien, mentions du De natura rerum dans les sources antiques.

  • Histoire des textes latins, notices sur les œuvres perdues de l’Antiquité.

  • Jacques Le Goff, sur la transmission et la sélection des textes.

  • Bibliothèque nationale de France (Gallica) : articles sur la perte des textes antiques.

lundi 12 janvier 2026

Histoire de la reliure

 















Des ais de bois au carton : une révolution discrète

Le temps des ais de bois

Jusqu’au XVIᵉ siècle, les plats en bois dominent. Lourds, résistants, ils maintiennent fermement les cahiers cousus. Le livre est alors un objet précieux, souvent consulté sur place, parfois enchaîné, rarement transporté.

La solidité prime sur la maniabilité.

L’arrivée du carton

À partir de la fin du XVIᵉ siècle et surtout au XVIIᵉ, le carton apparaît comme une alternative. Plus léger, plus souple, plus économique.
Ce changement accompagne plusieurs évolutions majeures :

  • la diffusion accrue du livre imprimé

  • l’essor de la lecture individuelle

  • le besoin de transporter, ranger, multiplier les volumes

Le livre sort peu à peu du meuble pour entrer dans la vie quotidienne.

Une révolution sans manifeste

Il n’y a pas eu de rupture brutale ni de proclamation.
Le carton s’est imposé par usage, par pragmatisme. Les relieurs adaptent leurs pratiques, les lecteurs leurs attentes. Le livre devient moins massif, mais pas moins précieux.

Héritage

Aujourd’hui encore, le carton est au cœur de la reliure moderne, qu’elle soit d’éditeur ou artisanale.
Cette “révolution discrète” a changé durablement notre rapport au livre : plus proche, plus mobile, plus vivant.


 

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vendredi 9 janvier 2026

Les surnoms des métiers du livre

 



“Le chineur” : d’où vient le mot… et le geste ?


Le mot chineur évoque aujourd’hui quelqu’un qui fouille, qui cherche, qui repère.
Mais à l’origine, il ne s’agissait pas seulement d’acheter — il s’agissait surtout de regarder.

Chiner, ce n’est pas acheter

Chiner, c’est prendre le temps. Examiner un dos, une tranche, un papier. Sentir, soupeser, ouvrir sans brusquer.
Le chineur ne cherche pas forcément une valeur marchande : il cherche un indice, une histoire, parfois une anomalie.

Une pratique avant un métier

Avant d’être associé aux brocantes, le geste de “chiner” s’inscrit dans une culture du regard et de la patience.
Dans le monde du livre, le chineur est celui qui sait reconnaître :

  • une reliure ancienne sous une couverture fatiguée

  • un tirage discret

  • un livre mal classé, mais pas banal

Un surnom parlant

Dans les métiers du livre, “le chineur” est souvent respecté.
Il ne fait pas de bruit, ne se précipite pas, mais voit ce que d’autres ne regardent plus.

Un métier de lenteur, dans un monde pressé.

mercredi 7 janvier 2026

Paroles d’atelier



L’apprentissage : paroles d’apprentis dans l’imprimerie

On entrait en imprimerie jeune. Très jeune parfois.
Souvent sans discours, sans cérémonie, avec un simple : « Tu verras bien. »

L’apprentissage n’était pas seulement un temps de formation : c’était une mise à l’épreuve.

Apprendre en regardant

Dans les ateliers d’imprimerie, l’apprenti parle peu. Il observe.
Les gestes se transmettent sans manuel : tenir la casse, répartir les caractères, ne pas les mélanger, les ranger sans bruit.

Un ancien rapportait qu’on reconnaissait un apprenti non pas à ses erreurs, mais à sa manière de se tenir : un peu raide, toujours attentif à ne pas gêner.

Le silence comme première règle

Dans beaucoup d’ateliers, le silence était imposé.
Non par sévérité gratuite, mais parce que l’erreur coûte cher : une lettre inversée, une ligne mal composée, et tout recommence.

Un apprenti racontait avoir compris son métier le jour où on lui reprocha non pas une faute, mais un bruit inutile.

Les tâches avant le texte

Avant de toucher aux caractères, il fallait balayer, porter, nettoyer, trier.
Le plomb noircissait les mains avant de les rendre habiles. Ce n’était pas une punition, mais une manière d’entrer dans la matière.

Apprendre sa place

L’apprenti n’est pas encore imprimeur.
Il ne signe rien, ne décide rien. Mais il apprend l’essentiel : le livre est une œuvre collective.

Un ancien compagnon disait :
« On ne faisait pas des livres pour soi, mais pour que le texte arrive juste chez celui qui le lirait. »

Ce que l’apprentissage laissait

Tous ne restaient pas dans le métier.
Mais tous emportaient quelque chose : le respect du geste, la patience, et la conscience que le livre se fabrique à plusieurs mains, même quand elles restent invisibles.

Références 

  • Martin Nadaud, Léonard, maçon de la Creuse, Léonard, maçon de la Creuse — témoignage ouvrier souvent mobilisé pour comprendre les apprentissages artisanaux au XIXᵉ siècle.

  • Georges Ribeill, Les ouvriers du livre et leurs syndicats — sur la formation, la discipline et la transmission dans les métiers du livre.

  • Bibliothèque nationale de France (Gallica) — articles et enquêtes sur l’apprentissage typographique et la vie d’atelier (XIXᵉ–début XXᵉ).

lundi 5 janvier 2026

Conseil n°33 : Maison de famille : l’humidité, cet hôte discret de l’hiver


 Quand la maison se referme pour l’hiver, les livres restent.

Les maisons de vacances, de famille,  ont un point commun : on y vient par intermittence… mais les livres, eux, y restent toute l’année.

L’hiver, volets clos, chauffage éteint, air immobile : c’est la saison idéale pour une humidité discrète, celle qui ne fait pas de bruit mais qui travaille lentement. Et les livres sont souvent les premiers à encaisser.

Un ennemi silencieux

Dans une résidence peu occupée, l’humidité ne se manifeste pas forcément par de grandes taches spectaculaires. Elle commence plus subtilement :

  • une odeur légèrement “fermée” quand on ouvre la porte,

  • des pages qui ondulent à peine,

  • une couverture qui semble moins plane,

  • des tranches un peu “pelucheuses”.

Rien d’alarmant, en apparence. Et pourtant.

Pourquoi les livres sont particulièrement exposés

Un livre est fait de papier, de colle, parfois de cuir ou de toile. Autant de matériaux qui absorbent et restituent l’humidité.
Dans une maison fermée plusieurs semaines, sans circulation d’air, ils deviennent de véritables capteurs hygrométriques… sans bouton d’arrêt.

Les bons réflexes avant de quitter la maison

Avant de fermer pour l’hiver (ou entre deux séjours), quelques gestes simples peuvent faire une vraie différence :

  • Ne pas coller les bibliothèques contre les murs extérieurs

  • Éviter de ranger les livres trop serrés

  • Surélever légèrement les étagères basses

  • Aérer longuement lors de chaque passage, même par temps froid

Et si possible, laisser respirer la pièce plutôt que de la sceller complètement.

Ce qu’il vaut mieux éviter

Par souci de protection, on fait parfois exactement l’inverse de ce qu’il faudrait :

  • Enfermer les livres dans des housses plastiques

  • Les rapprocher d’un radiateur “pour les sécher”

  • Frotter une zone suspecte “pour voir”

Ces gestes, bien intentionnés, aggravent souvent la situation.

Au retour des beaux jours

Si, au printemps, une odeur persiste ou si plusieurs ouvrages présentent des signes visibles, mieux vaut s’arrêter là et demander conseil.
Un traitement trop énergique peut causer plus de dégâts que l’humidité elle-même.

En conclusion

Dans une maison de vacances, les livres vivent seuls une bonne partie de l’année.
Les observer, leur laisser de l’air et un peu d’espace, c’est déjà les protéger.

L’humidité prévient toujours avant d’attaquer. Encore faut-il savoir écouter.

vendredi 2 janvier 2026

Citation du Jour : Le livre comme refuge



 « Sans doute, l’amitié, l’amitié qui a égard aux individus, est une chose frivole, et la lecture est une amitié. »

Marcel Proust, Journées de lecture (1905).

dimanche 28 décembre 2025

Merci… et à très vite pour la suite !



À l’approche de la fin d’année, j’avais envie de faire une petite pause pour dire simplement : merci.

Merci à celles et ceux qui me suivent depuis le début, et bienvenue à celles et ceux arrivés en 2025. Vos lectures, vos partages — même discrets — donnent du sens à chaque article.

En 2025, on a voyagé entre préservation, reliure, lieux de savoir étonnants, grands relieurs, livres mystérieux, métiers du livre… et certains ouvrages ont eu une vie plus mouvementée que beaucoup d’humains.

En 2026, je continue l’aventure avec le même plaisir : des rendez-vous réguliers, des sujets variés, et une approche accessible, sérieuse sur le fond mais jamais solennelle.

Si vous avez envie de poursuivre avec moi : on se retrouve en 2026.
Et si un thème vous trotte en tête, une question, un livre à sauver : écrivez-moi 

Merci encore, et je vous souhaite une fin d’année douce, lumineuse… et pleine de lectures.

À très bientôt,

Anne Lebaud-David

vendredi 26 décembre 2025

📜 Pages Perdues de l'Histoire 🔍

 


Le Codex Zouche-Nuttall : Un Trésor Pictographique Mésoaméricain

Le Codex Zouche-Nuttall est l'un des rares manuscrits précolombiens ayant survécu à la destruction massive des codex indigènes par les conquistadors espagnols. Ce document pictographique, attribué aux Mixtèques , est un témoignage exceptionnel de l'histoire et de la culture mésoaméricaine avant l'arrivée des Européens.


1. Origine et découverte

🔎 Provenance : Le codex a été réalisé dans l'actuel Mexique, vraisemblablement au XIVe ou XVe siècle . Il fait partie des rares codex mésoaméricains qui ont survécu, aux côtés des Codex Borbonicus, Codex Borgia et Codex Dresdensis.

🔎 Nom et Conservation : Il tire son nom de deux de ses anciens propriétaires :

  • Sir Robert Zouche (antiquaire britannique),
  • et le collectionneur John Nuttall .

Il est aujourd'hui conservé au British Museum de Londres sous la référence Add. MS 39671 .


2. Contenu et structure

📜 Le Codex Zouche-Nuttall est un manuscrit plié en accordéon de 47 pages, mesurant environ 18 cm de hauteur et 4,5 mètres de long lorsqu'il est entièrement déplié . Il est réalisé sur du cuir de daim enduit de gesso (une préparation à base de chaux et de colle), et peint avec des pigments naturels.

Son contenu est organisé en deux sections principales :

  1. Histoire dynastique :

    • Il relate la généalogie et les exploits du Seigneur Huit-Deer "Griffe de Jaguar" , un roi mixteco-zapotèque qui a vécu au XIe siècle.
    • Il détaille ses alliances politiques et ses conquêtes militaires.
  2. Cérémonies et rites religieux :

    • On y trouve des représentations de cérémonies rituelles et de divinités mésoaméricaines.
    • Il servirait probablement à renforcer la légitimité des dirigeants et à perpétuer les traditions sacrées.

Le codex est entièrement pictographique , utilisant un langage d'idéogrammes et de symboles colorés au lieu d'un alphabet.


3. Une Lecture à Sens Multiples

Contrairement aux livres occidentaux, ce manuscrit se lit de manière non linéaire .
➡️ Certaines parties doivent être lues de droite à gauche , d'autres de bas en haut .
➡️ L'ordre de lecture suit souvent des lignes rouges tracées entre les personnages et les symboles.


4. Mystères et Enjeux du Codex

❓Pourquoi at-il survécu ?
Alors que de nombreux codex indigènes ont été brûlés par les missionnaires espagnols, celui-ci aurait été sauvé et exporté en Europe , peut-être par un moine ou un explorateur au XVIe siècle.

❓Utilisation exacte du fils ?
Les chercheurs s'accordent à dire que ce type de codex sert de registre officiel et de support pour les prêtres et les nobles . Mais était-il purement historique ou avait-il aussi un usage divinatoire et rituel ?

Y at-il des secrets non décryptés ?
Certaines scènes restent ouvertes à interprétation, notamment celles où apparaissent des figures anthropomorphiques avec des attributs divins .


5. Importance culturelle et historique

⭐ Le Codex Zouche-Nuttall est une fenêtre unique sur la civilisation mixtèque , une culture souvent éclipsée par les Aztèques et les Mayas.
⭐ Il constitue une preuve précieuse de l'écriture pictographique mésoaméricaine .
⭐ Il est encore étudié par des experts en archéologie et en iconographie pour mieux comprendre le passé préhispanique du Mexique.


📖 Références et Sources :

  • Boone, Elizabeth Hill. Histoires en rouge et en noir : histoires illustrées des Aztèques et des Mixtèques , University of Texas Press, 2000.
  • British Museum (catalogue du manuscrit ) : https://www.britishmuseum.org
  • Harvard University - Dumbarton Oaks Research Library : études sur les codex mésoaméricains.

lundi 22 décembre 2025

📚 Conseil n°32 – Offrir et transmettre des livres : bien choisir et bien conserver les ouvrages précieux 🎁✨

 



Les fêtes de fin d'année sont l'occasion idéale pour offrir des livres, qu'ils soient neufs, anciens ou chargés d'histoire. Mais comment bien choisir un livre en cadeau ? Et surtout, comment s'assurer qu'il traverse les années sans s'abîmer ? Voici quelques conseils pour faire de vos cadeaux littéraires des trésors durables.

🎁 1. Choisir un livre qui a du sens

Offrir un livre, c'est bien plus qu'un simple cadeau : c'est un message, une transmission, une invitation à voyager.
✅ Pensez aux goûts et aux souvenirs du destinataire : un roman marquant, un album d'enfance, un livre sur une passion qu'il cultive.
✅ Un livre ancien ou dédicacé peut être un cadeau particulièrement précieux, surtout s'il a une histoire à raconter.
✅ Pourquoi ne pas personnaliser votre cadeau avec un ex-libris , une jolie dédicace ou une marque-page faite main ?

📖 2. Bien conserver un livre destiné à être offert

Un livre, surtout ancien ou de collection, doit être manipulé avec soin avant d'être offert.
Évitez l'humidité et les variations de température qui pourraient gondoler les pages.
✅ Conservez-le à l'abri de la poussière, dans un endroit tempéré, à plat ou verticalement avec un bon maintien.
✅ Si c'est un ouvrage fragile, vous pouvez le protéger avec une pochette en papier de soie ou un étui sur mesure.

🎄 3. Emballer un livre avec élégance et protection

L'emballage ajoute une touche magique au cadeau, mais il doit également protéger l'ouvrage :
Optez pour un emballage réutilisable (furoshiki en tissu, pochette en lin) pour une touche élégante et écoresponsable.
✅ Pour un livre ancien, utilisez du papier kraft et un ruban en tissu afin d'éviter les frottements.
✅ Ajoutez une petite note manuscrite expliquant pourquoi vous avez choisi ce livre : une belle façon de partager un souvenir ou une émotion.

vendredi 19 décembre 2025

📜 Histoire et Reliure

 


L'Industrialisation et les Cartonnages d'Éditeurs (1830-1900) 🏭📖

Le XIXe siècle marque une révolution dans le monde du livre ! 

Avec l'essor de l' alphabétisation 📖, les progrès techniques ⚙️ et la montée de la production de masse 🏭, l'édition devient plus accessible que jamais.

📌 Un tournant majeur : Le cartonnage d'éditeur s'impose comme une innovation clé, rendant les livres moins chers, plus solides et permettant grâce aux couvertures illustrées 🎨.


📖 Contexte et influences : Une révolution pour le livre !

🔹 La ​​révolution industrielle transforme la fabrication du livre, permettant une production plus rapide et économique .
🔹 L'alphabétisation en hausse 📚 entraîne une demande croissante de livres abordables pour le grand public.
🔹 L'édition devient une industrie 🏭💡 : les éditeurs ne se contentent plus d'imprimer des textes, ils créent des collections et développent des stratégies marketing !

➡️ Le livre devient un produit de consommation courante, atteignant toutes les couches de la société.


🔹 Caractéristiques de la reliure industrielle

✔ 📖 Cartonnages en toile et en papier gaufré : Plus économiques et rapides à produire que le cuir.
✔ 🎨 Illustrations en chromolithographie : Apparition des couvertures en couleurs , souvent richement décorées.
✔ 📏 Standardisation des formats : La production massive permet de réduire les coûts et d'atteindre un public plus large .

📌 Les cartonnages deviennent un véritable argument commercial ! Certains éditeurs rivalisent d'ingéniosité pour attirer les lecteurs avec des couvertures luxueuses et colorées .


👨‍🎨 Grands éditeurs et relieurs industriels

⭐ Pierre-Jules Hetzel (1814-1886) : Son célèbre cartonnage rouge pour les romans de Jules Verne devient iconique 🌍🚀.
⭐ Louis Hachette (1800-1864) : Il démocratise le livre avec des collections abordables , notamment pour les écoles 🎓.
⭐ Les Ateliers Lenègre : Innovateurs en matière de reliures illustrées , ils ont développé des techniques de gaufrage et de dorure.

💡 Le saviez-vous ?
📚 Les livres Hetzel de Jules Verne sont parmi les plus collectionnés aujourd'hui , avec des éditions rares atteignant des sommets aux enchères !


📜 Héritage et impact de cette période

✔ L'édition moderne est née ! La production en série permet une meilleure accessibilité au savoir et au divertissement .
✔ Un lien entre luxe et industrie : Les cartonnages illustrés conservent une dimension artistique , tout en étant fabriqués en grande quantité.
✔ Des reliures devenues mythiques 🎨 : Aujourd'hui, les cartonnages du XIXe siècle sont très recherchés par les collectionneurs .

➡️ L'industrialisation du livre marque le début du monde éditorial tel que nous le connaissons aujourd'hui !


📚 Références

📖 Études sur l'évolution industrielle de la religion , archives de l'Imprimerie Nationale.
📜 Le Livre et ses Arts , revue du XIXe siècle.

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Pages perdues de l'histoire : Les livres absents

  L’Antiquité nous a laissé de nombreux textes. Mais elle nous a aussi légué des livres absents , dont on connaît l’existence sans en possé...